
Verdure Tour 2009 De la France Mystérieuse

Exposition Kawabanga

Claudia Comte (courtesy de l'artiste et galerie Lucy Mackintosh, Lausanne)La traduction d’une idée implique-t-elle nécessairement une faille, une altération, voire un manque ou au contraire une correspondance entre les langages engagés en traduction est-elle possible?
La matérialisation du souvenir, de l’histoire et le déplacement d’un médium à un autre est en vérité non pas une restitution de l’idée originale d’un vouloir artistique mais plutôt le résultat d’une croissance, d’une extension de l’idée engagée dans de nouvelles directions. Les œuvres ne restituent pas et ne représentent pas seulement l’intention première mais témoignent d’une expansion symbolique et matérielle dont l’ouverture ne contredit pas l’unité.
Dans la réalisation plastique et au cours de la mise à l’épreuve de la réalité, l’idée originale grandit, s’enrichit et se nourrit de ces décalages. La disjonction est ce lieu où naissent de nouvelles fictions et où entre en jeu la subjectivité.
Claudia Comte (Lausanne) utilise comme matériau et répertoire iconographique un passé plus personnel et intime en convoquant notamment des souvenirs liés à l’enfance dont la traduction picturale conjugue à la fois une charge narrative et des formes génériques.
Athene Galiciadis (Lausanne et Zurich) propose une réflexion sur ces questions liées à la traduction en investissant l’histoire de l’art comme une boîte à outils inépuisable pour modéliser de nouveaux mondes possibles et composer des récits contemporains.
Laurent Kropf (Genève, Lausanne, Renens) et se préoccupe de négociations, de liens, de coexistences entre les différents champs artistiques, entre des bribes d’histoires et l’Histoire, par l’invention d’assemblages nouveaux.
Sur une proposition de pièces_rapportées
Du 7 au 25 juillet 2009
Espace Delrue, 49 Chaussée de la Madeleine, 44000 Nantes
There are more things d'Emmanuel Lagarrigue
Festival Inter-cambio France Brésil

Albano Afonso, Brigida Baltar, Sandra Cinto, Emmanuel Lagarrigue.
Le Festival d’art contemporain Inter-cambio organise des rencontres entre artistes, historiens d’art, critiques et commissaires d’exposition. Il aborde la contemporanéité dans l’esprit d’un art affranchi, plus encore aujourd’hui, d’une grille de lecture restreinte aux seules idiosyncrasies d’un territoire particulier. Visant le dépassement des représentations nationales en art contemporain, lesquelles font encore de nos jours l’objet des saisons culturelles consacrées aux pays étrangers, le Festival Inter-cambio s’inscrit dans un échange immédiat entre deux ou plusieurs scènes artistiques partageant un espace commun en France, avant que cet échange ne fasse l’objet d’une autre édition du festival dans le ou les pays avec lesquels nous collaborons.
Cette nouvelle édition est consacrée au Brésil et à la France. Les quatre artistes invités interrogent, chacun à leur manière, les enjeux liés à l’identité présumée par la délimitation d’un espace circonscrit. La notion de territoire auquel s’intéressent ces artistes recouvre ici une acception étendue, dépourvue de limites géopolitiques. Il est conçu comme un endroit paradoxalement onirique et pragmatique. Mêlant rêve, expérience du sublime et objectivité, les installations et dispositifs inédits présentés par Albano Afonso (Fazendo Estrelas), Brígida Baltar et Sandra Cinto (Terres et Cieux) et Emmanuel Lagarrigue (There Are More Things) plongent le spectateur dans une expérience que Marcel Duchamp aurait qualifiée de «métaréaliste».
Que ce soit avec les dispositifs et les installations de Terres et Cieux, Fazendo Estrelas ou There are more things, les procédures cartésiennes de perception sont ici mises à plat. En s’intéressant à ces problématiques liées aux enjeux de la perception, les quatre artistes invités à cette édition du Festival Inter-cambio révèlent et prétendent éclipser les limites de notre capacité d’appréhension du réel.
Exposition À la limite
Credit photo Emile Ouroumov
Francis Alÿs, Carolina Ariza, Grégoire Bergeret, Philippe Cognée, Geert Goiris, Jérôme Gras, Isabelle Grosse, Thomas Hirschhorn, Pierre Huyghe, Laurent Kropf, Vincent Mauger, Ivan Moudov, Jean-Christophe Norman, Jorge Pedro Núñez, Bertrand Planes, Julien Prévieux, Sophie Ristelhueber.
Interstices, entredeux, états intermédiaires, A la limite considère la place réelle ou symbolique attribuée à cette ligne imaginaire séparant deux territoires : la frontière. A travers les regards d’artistes contemporains, A la limite construit non pas un avant et un après de cette frontière mais elle en révèle l’épaisseur, le lieu à partir duquel une situation peut basculer.
Les œuvres présentées jouent ainsi sur un fil car elles existent par la tension qu’elles engendrent. L’inframince dévoilé à cette occasion cristallise un instant T, il représente ce moment où une « fission sémantique s’opère » selon l’expression de Marcel Duchamp, et où le mystérieux écart qui se crée est à l’origine d’un renversement. Il décrit des phénomènes qui nous entourent, qui sont partout et que nous ne remarquons pas forcément. L’inframince, selon Duchamp, est cette sorte de différence infime et ultime qui est présente sans pour autant forcer sa manifestation. Incarnant un point d’équilibre, il marque l’état de fragilité extrême et d’instabilité à l’œuvre lors du passage d’un état à un autre.
Lieu de rassemblement des contraires, les choses, les mots, les images, les personnes toujours tendent vers la limite, destination ultime par excellence, car la transgresser signifierait l’arrivée, la fin du voyage. Ils sont finalement attirés par ces états où l’infime se révèle à travers la mise au jour de fissures d’ordres géographique, politique, social, virtuel ou symbolique conditionnant notre relation au monde. L’exercice de la liberté entre nécessairement en jeu par le dépassement ou l’occupation du cadre. Le repérage de ces (dé)limitations participe ici à la création d’œuvres plastiques qui correspondent chacune à une exploration de la limite et d’un territoire esthétique. Elles interrogent les conditions de développement de la pratique artistique et de son exposition.
Ce projet est réalisé par les étudiants de la promotion 2008-2009 du Master 2 Professionnel Sciences et Techniques de l’Exposition », Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dirigé par Françoise Docquiert.
Du 2 au 14 mars 2009
Galerie Michel Journiac, 47 rue des Bergers, 75015 Paris.
La Fuite de Victoire Gounod
Catalogue Revers du Réel
Exposition Revers du Réel

Credit photo : Dan Elhadad
Candida Höfer, Cyprien Chabert, Cyprien Gaillard, Emmanuel Lagarrigue, Halida Boughriet, Florence Chevallier, Christof Migone, Leonid Tishkov et Boris Bendikov
Le rapport que les artistes présentés dans l’exposition "Revers du Réel" entretiennent avec le monde contemporain tient à la singularité d’un regard porté sur l’ambiguïté des éléments de notre culture. Un caractère autour duquel s’organise un monde actuel qui se réclame platement de "l’ici et maintenant", c’est-à-dire d’une simultanéité visuelle et temporelle toujours plus exacerbée, dont le but vise à l’indistinction entre la réalité et la fiction.
Les propositions artistiques mises en lumière par l’exposition "Revers du Réel" s’élaborent comme des éléments révélateurs de nos tendances aveugles en décidant d’explorer les confins de la perception.
Une sélection d’univers artistiques singuliers est ainsi présentée à la galerie Michel Journiac, devenue, le temps de l’exposition, réceptacle de ces expérimentations opérées à partir du réel. De la vidéo à l’installation sonore en passant par la photographie ou encore la gravure contemporaine, les oeuvres se développent à partir d’un constat univoque : celui de l’exubérance du réel. Face à la contamination architecturale, aux pollutions visuelles, aux allergies sonores auxquelles nous avons été désensibilisés, ou encore à l’obstruction de l’horizon du paysage, les alternatives proposées par les artistes ne peuvent être que radicales.
Adoptant une attitude de retrait Candida Höfer, Florence Chevallier ou encore Emmanuel Lagarrigue proposent des oeuvres nichées dans une sphère parallèle, comme pour mieux menacer la réalité et ses référents de basculer dans le monde de la fiction et le règne de l’imaginaire. Leur originalité tient ainsi à leur situation dans un paysage inédit, peuplé de formes et d’éléments en constante tension entre le familier et l’inconnu, le lumineux et la pénombre, la sérénité et l’inquiétude. Ces propositions inaugurent ainsi un lieu qui permet de se pencher sur une autre réalité temporelle et géographique, un lieu réinvesti par le politique.
Aux antipodes de ces univers, Cyprien Chabert ou encore Cyprien Gaillard éprouvent et épuisent les images d’une architecture et d’une nature envahissantes. Constituant à la fois une menace directe pour leur environnement et pour elles-mêmes, ces oeuvres définissent ainsi toute production comme un système éphémère, tendant à sa propre dégradation.
Ce projet est réalisé par les étudiants de la promotion 2007-2008 du Master 2 Professionnel Sciences et Techniques de l’Exposition », Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dirigé par Françoise Docquiert.
Du 11 au 22 mars 2008,
Galerie Michel Journiac, Centre Saint-Charles, 47 rue des bergers, 75015 Paris.






















